Yeux secs en périménopause : ce symptôme dont on parle si peu
❖ Santé
Quand on évoque la périménopause, on pense souvent aux cycles qui changent, aux bouffées de chaleur, aux troubles du sommeil ou encore aux variations d’humeur.
On parle beaucoup moins de ce qui peut arriver aux yeux. Et pourtant, certaines femmes constatent à cette période une sensation de brûlure, des yeux plus sensibles, plus lourds, parfois irrités au réveil ou après être restée longtemps les yeux fermés : les yeux secs ! C’est exactement ce qui m’a surprise récemment.... et une chose à rajouter sur ma liste de mes nombreux symptômes de périménopause !
Pourquoi les hormones peuvent-elles jouer sur les yeux ?
Le confort de nos yeux dépend notamment de la qualité du film lacrymal, cette fine couche protectrice qui recouvre la surface de l’œil.
Or les hormones peuvent influencer les glandes qui participent à sa bonne qualité, notamment les glandes de Meibomius, situées dans les paupières. Elles produisent une partie huileuse qui empêche les larmes de s’évaporer trop vite.
Quand cet équilibre est perturbé, les larmes peuvent s’évaporer plus rapidement, même si l’on en produit suffisamment.
Résultat : yeux secs, brûlures, picotements, sensation de lourdeur ou d’inconfort. A tel point que je ne pouvais même plus espérer me maquiller...

Les 3 choses qui m’aident le plus à retrouver du confort oculaire
1. Des gouttes hydratantes sans conservateur
Quelques gouttes d’un collyre hydratant peuvent apporter un soulagement rapide lorsque les yeux commencent à tirer ou à brûler. Personnellement, je privilégie les formules simples, sans conservateur, notamment à base d’acide hyaluronique. J'ai acheté le mien en pharmacie.
2. Prendre soin des paupières et des glandes de Meibomius
De petits massages très doux au niveau des paupières peuvent aider à favoriser le fonctionnement de ces glandes. La chaleur douce peut également être intéressante pour fluidifier les sécrétions lorsque les glandes ont tendance à fonctionner moins efficacement.
Toujours sans appuyer directement sur l’œil, bien sûr. Moi je fais de petites pressions au réveil sous la paupière du bas (voir le geste dans ma vidéo).
3. Faire attention à tout ce qui accélère l’évaporation
Ventilateur, climatisation, chauffage, air sec, écrans prolongés… Tout ce qui augmente l’évaporation du film lacrymal peut aggraver la sensation de sécheresse.
Depuis que j’en ai pris conscience, je fais beaucoup plus attention à l’air dirigé vers mon visage et je pense davantage à cligner des yeux lorsque je travaille longtemps devant un écran.
4. Les oméga-3 : un soutien intéressant pour le film lacrymal
Les oméga-3, notamment l’EPA et le DHA, peuvent être intéressants dans la sécheresse oculaire car ils participent à l’équilibre inflammatoire et pourraient aussi soutenir la qualité de la partie lipidique du film lacrymal.
Autrement dit, ils n’hydratent pas directement l’œil comme le font les larmes artificielles, mais ils peuvent agir en soutien de fond, en particulier lorsque la sécheresse est liée à une évaporation trop rapide des larmes ou à un dysfonctionnement des glandes de Meibomius.
Les retours d’expériences montrent une amélioration des symptômes, d’autres beaucoup moins. Je les vois donc plutôt comme un complément possible, pas comme une solution miracle. Pour ma part je prends ceux ci (cliquez ici) mais j'aimerais par la suite passer sur les gélules d'huile d'Argousier (cliquez ici)
Attention : Ne pas tout mettre automatiquement sur le compte des hormones Même si la périménopause peut contribuer à la sécheresse oculaire, elle n’est évidemment pas la seule cause possible. Une irritation persistante, une douleur importante, une rougeur marquée ou une baisse de vision méritent toujours un avis médical ou ophtalmologique.
Aussi surprenant que cela peut être il est finalement important de comprendre que les yeux peuvent eux aussi être sensibles aux changements hormonaux. Cela permet ainsi de remettre certaines sensations dans leur contexte et d'agir pour retrouver notre confort.
C’est justement ce que je partage plus en détail dans ma vidéo : Yeux secs : le symptôme caché de la périménopause J’y explique ce que j’ai observé, ce que j’ai appris sur le film lacrymal et les glandes de Meibomius, et surtout les trois gestes qui m’aident le plus au quotidien. Parce qu’en périménopause, on découvre parfois des symptômes auxquels personne ne nous avait vraiment préparées.
Et vous, connaissiez vous ce symptômes ? N’hésitez pas à partager votre expériences et vos conseils si vous en avez.