Dans Crise de panique, émétophobie, agoraphobie - Témoignage
Elisa
Bonjour Elodie et par la même occasion bonjour à Jessica.
Merci de proposer de telles vidéos de qualité et aussi agréables.
Je propose ici d'apporter mon témoignage également qui viendra confirmer le discours que vous tenez toutes les deux.
En effet, je m'intéresse, moi aussi à plusieurs approches variées afin d'améliorer mon quotidien et celui de ceux qui m'entourent.
Les phobies :
J'ai souffert (et je souffre encore un peu aujourd'hui) d'émétophobie aggravée pendant de très nombreuses années. La période la plus dure pour fut suite à une gastro assez violente qui m'a fait perdre presque dix kilos parce que j'avais peur de manger. Mon entourage croyait que je faisais attention à mon poids et que donc j'étais devenue anorexique. Il n'en était rien, mais comme le dit très justement Jessica cette phobie est dure à expliquer et dure à comprendre pour ceux qui n'en souffrent pas. Quoi de plus horrible de s'imaginer être malade (le mot même de "vomir" était banni de mon vocabulaire, le mot me faisait très très peur) en public, au cinéma, dans la rue, dans les magasins, à l'école, et plus tard à la fac. Encore aujourd'hui certaines pensées me traversent mais je suis beaucoup plus apaisée à ce sujet car j'ai entamé un véritable travail de fond. Je suis en parfait accord avec cette idée de terrain anxieux qui favorise l'implantation des angoisses profondes.
J'ajoute qu'à moi aussi on a prescrit des tas et des tas d'anxiolytiques et anti dépresseurs divers et variés et qu'aucun d'entre eux ne m'ont apporté de solution, car la solution est à trouver au plus profond de nous-mêmes. Dans les thérapies qui peuvent être proposées aux personnes qui souffrent je voudrais apporter mon avis sur les psychiatres. J'en ai rencontré plusieurs et ai été suivie par l'un d'eux pendant de nombreuses années, sans aucun succès. Je ne fais aucune généralité et je suis persuadée qu'il existe de nombreux excellents et compétents psychiatres, mais il y en a aussi des moins bons qui vont axer leur traitement sur "j'écoute mon patient déblatérer son malheur, il paye, et basta!" ce qui fut, un peu, le cas du mien. Tout dépend du thérapeute, et tout dépend aussi des approches...
La pilule :
Quel sujet! quel sujet à débat chez beaucoup de personnes. La pilule, grande déesse de la libération de la femme, l'arme anti boutons... L'arme aussi sortie par les médecins pour traiter certaines pathologies comme l'endométriose. Traiter? Non, juste camoufler et éviter, que la maladie prenne de l'ampleur. Il y a plus d'un an maintenant j'ai décidé d'arrêter la pilule que je prenais depuis de nombreuses années. Là encore j'en ai essayé des tas parce que beaucoup me donnait des effets secondaires que j'avais du mal à supporter (chochotte que j'étais, bien sûr). Souffrant d'endométriose j'avais le droit au traitement de choix : pilule jusqu'au premier enfant puis repilule.... L'idée de la prendre la moitié de ma vie ne m'a jamais réjouie. Je l'ai prise pendant quinze ans, ça m'a suffi. J'ai donc fait ce choix terrible de l'arrêter malgré la maladie et les atroces douleurs (à peine réduite par la pilule, j'allais donc frôler la privation totale des règles...) et je me suis retrouvée avec des effets secondaires terribles : yoyo de la TSH pendant six mois, arrêt des règles pendant huit mois!!!!! (c'est normal, me disait-on...), une fatigue incroyable (couchée à 19 h parfois sans manger pour pouvoir aller travailler à 8h le lendemain) etc, etc. Bref, l'arrêt de la pilule fut, chez moi, comme chez beaucoup de filles assez symptomatique de la cochonnerie de ces hormones artificielles qui dérèglent notre corps. Certaines femmes s'en contentent et j'en suis ravie, mais cela reste une illusion. Je préfère être largement plus maitresse de ce que je ressens aujourd'hui (même si les douleurs sont quasi invalidantes) que d'être sous pilule.
Je termine en posant une question ouverte : pourquoi existe t-il dans le corps médical allopathique autant de médecins sceptiques par rapport aux allergies alimentaires, aux approches et aux techniques de médecines douces? J'avoue parfois être désarmée face au discours des personnes qui servent l'institution et qui sont censées aider la population à aller mieux. Certains médecins sont vraiment très très réfractaires aux discours qui ne sont pas purement rationnels et qui ne vont pas dans leur sens. Je trouve cela dommage car les deux disciplines devraient marcher plus souvent main dans la main.
J'ai quand même une diététicienne qui m'a dit un jour que le poisson ce n'était pas de la viande?! "Non mademoiselle, le poisson c'est du poisson", c'est donc pour cela que dans le dictionnaire du CNTRL on trouve comme définition " Chair comestible de tout animal et notamment du poisson."
Comment se faire entendre dans un monde de sourds?
Regardons donc vos vidéos Elodie!
Merci.
Elisa
Merci de proposer de telles vidéos de qualité et aussi agréables.
Je propose ici d'apporter mon témoignage également qui viendra confirmer le discours que vous tenez toutes les deux.
En effet, je m'intéresse, moi aussi à plusieurs approches variées afin d'améliorer mon quotidien et celui de ceux qui m'entourent.
Les phobies :
J'ai souffert (et je souffre encore un peu aujourd'hui) d'émétophobie aggravée pendant de très nombreuses années. La période la plus dure pour fut suite à une gastro assez violente qui m'a fait perdre presque dix kilos parce que j'avais peur de manger. Mon entourage croyait que je faisais attention à mon poids et que donc j'étais devenue anorexique. Il n'en était rien, mais comme le dit très justement Jessica cette phobie est dure à expliquer et dure à comprendre pour ceux qui n'en souffrent pas. Quoi de plus horrible de s'imaginer être malade (le mot même de "vomir" était banni de mon vocabulaire, le mot me faisait très très peur) en public, au cinéma, dans la rue, dans les magasins, à l'école, et plus tard à la fac. Encore aujourd'hui certaines pensées me traversent mais je suis beaucoup plus apaisée à ce sujet car j'ai entamé un véritable travail de fond. Je suis en parfait accord avec cette idée de terrain anxieux qui favorise l'implantation des angoisses profondes.
J'ajoute qu'à moi aussi on a prescrit des tas et des tas d'anxiolytiques et anti dépresseurs divers et variés et qu'aucun d'entre eux ne m'ont apporté de solution, car la solution est à trouver au plus profond de nous-mêmes. Dans les thérapies qui peuvent être proposées aux personnes qui souffrent je voudrais apporter mon avis sur les psychiatres. J'en ai rencontré plusieurs et ai été suivie par l'un d'eux pendant de nombreuses années, sans aucun succès. Je ne fais aucune généralité et je suis persuadée qu'il existe de nombreux excellents et compétents psychiatres, mais il y en a aussi des moins bons qui vont axer leur traitement sur "j'écoute mon patient déblatérer son malheur, il paye, et basta!" ce qui fut, un peu, le cas du mien. Tout dépend du thérapeute, et tout dépend aussi des approches...
La pilule :
Quel sujet! quel sujet à débat chez beaucoup de personnes. La pilule, grande déesse de la libération de la femme, l'arme anti boutons... L'arme aussi sortie par les médecins pour traiter certaines pathologies comme l'endométriose. Traiter? Non, juste camoufler et éviter, que la maladie prenne de l'ampleur. Il y a plus d'un an maintenant j'ai décidé d'arrêter la pilule que je prenais depuis de nombreuses années. Là encore j'en ai essayé des tas parce que beaucoup me donnait des effets secondaires que j'avais du mal à supporter (chochotte que j'étais, bien sûr). Souffrant d'endométriose j'avais le droit au traitement de choix : pilule jusqu'au premier enfant puis repilule.... L'idée de la prendre la moitié de ma vie ne m'a jamais réjouie. Je l'ai prise pendant quinze ans, ça m'a suffi. J'ai donc fait ce choix terrible de l'arrêter malgré la maladie et les atroces douleurs (à peine réduite par la pilule, j'allais donc frôler la privation totale des règles...) et je me suis retrouvée avec des effets secondaires terribles : yoyo de la TSH pendant six mois, arrêt des règles pendant huit mois!!!!! (c'est normal, me disait-on...), une fatigue incroyable (couchée à 19 h parfois sans manger pour pouvoir aller travailler à 8h le lendemain) etc, etc. Bref, l'arrêt de la pilule fut, chez moi, comme chez beaucoup de filles assez symptomatique de la cochonnerie de ces hormones artificielles qui dérèglent notre corps. Certaines femmes s'en contentent et j'en suis ravie, mais cela reste une illusion. Je préfère être largement plus maitresse de ce que je ressens aujourd'hui (même si les douleurs sont quasi invalidantes) que d'être sous pilule.
Je termine en posant une question ouverte : pourquoi existe t-il dans le corps médical allopathique autant de médecins sceptiques par rapport aux allergies alimentaires, aux approches et aux techniques de médecines douces? J'avoue parfois être désarmée face au discours des personnes qui servent l'institution et qui sont censées aider la population à aller mieux. Certains médecins sont vraiment très très réfractaires aux discours qui ne sont pas purement rationnels et qui ne vont pas dans leur sens. Je trouve cela dommage car les deux disciplines devraient marcher plus souvent main dans la main.
J'ai quand même une diététicienne qui m'a dit un jour que le poisson ce n'était pas de la viande?! "Non mademoiselle, le poisson c'est du poisson", c'est donc pour cela que dans le dictionnaire du CNTRL on trouve comme définition " Chair comestible de tout animal et notamment du poisson."
Comment se faire entendre dans un monde de sourds?
Regardons donc vos vidéos Elodie!
Merci.
Elisa